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# Posted on Monday, 20 August 2007 at 3:49 AM

Jean-claude Van Damme

Jean-claude Van Damme
Pour ce qui le prenne pour un bouffon ! lisez attentivement sa bio..

Jean-Claude Camille François Van Damme (ex : Van Varenberg)

Acteur / réalisateur / producteur / scénariste

Né : le 18 Octobre 1960, à Berchem-Sainte-Agathe (Belgique)

Poids : Environ 85 Kg (varie selon les besoins des films)

Taille : 1.77m




Mariages et enfants :

- Cynthia Derderian (1985 - 1985) (divorcé)

- Gladys Portugues (1986 - 1992) 2 enfants : Kristopher et Bianca (divorcé)

- Darcy LaPier (3 Fevrier 1994 - Novembre 1997) 1 enfant : Nicolas (divorcé)

- Gladys Portugues (25 Juin 1999 - a présent) (remariage)





Bruxelles, octobre 1960. Cette grande ville européenne est la capitale d'un royaume de 10 millions d'habitants, la Belgique, enserré entre la France, l'Allemagne et la Hollande.C'est là que naît et grandit Jean-Claude Van Varenberg. Il est timide et peu sûr de lui. A l'école, l'enfant est surtout motivé par le dessin et le sport, les études ne l'intéressent pas beaucoup. Il préfère observer et lire : les héros musclés de bandes dessinées le fascinent, mais ils lui semblent tellement inaccessibles! Jean-Claude a douze ans lorsque son père l'emmène chez Claude Goetz, entraîneur diplômé de karaté. Les cours de Goetz sont efficaces mais durs et réservés aux adultes. Le jeune adolescent n'est pas doué, il est raide et craintif. Mais il veut progresser à tout prix et sa détermination farouche n'échappe pas à son professeur. Le jeune Van Varenberg souffre énormément, il abandonne plusieurs fois mais il sent en lui une force inexorable qui lie son destin. Musculation durant des heures et répétitions de coups de poings dans le vide avec des haltères à bout de bras, stretching et grand écart, endurance, mouvements de karaté, séances de sparring ..., l'entraînement de Goetz est démentiel!



Dix-sept ans, Jean-Claude s'est développé physiquement et il a plus confiance en lui. Sensible à la musique classique, il suit également des cours de danse durant quatre ans. Mais le karaté reste sa priorité. Il parvient à vaincre sa peur et il participe à de nombreux combats très exigeants. Ses adversaires redoutent sa rapidité et la puissance de ses jambes. Après avoir remporté un Championnat d'Europe par équipe en 1979, Jean-Claude participe au Championnat du monde à Wako en Floride. Emerveillé par les USA qu'il découvre pour la première fois, notre jeune karatéka délaisse l'entraînement. Il se fait battre par le belge Teugels et ce dernier devient Vice-Champion du monde. Quelques mois plus tard, Jean-Claude prend sa revanche et bat Teugels en moins de deux minutes. Un entraînement acharné, une rage de vaincre et la victoire : le jeune Van Varenberg retiendra la leçon. Attiré par l'Amérique, Jean-Claude y retourne en 79 et 80, mais en Californie cette fois. Il découvre le célèbre " Gold Gym " et rencontre celle qui deviendra sa première femme : Melly. Revenu en Belgique, il décide d'ouvrir une salle de bodybuilding à Bruxelles : le " California Gym ". La salle de musculation connaît un gros succès. Jean-Claude s'y entraîne durant des heures, il se muscle de manière naturelle jusqu'à peser 99 kilos et il soulève 166 kilos au bench!



Mais ses projets sont ailleurs: le cinéma! Comment y parvenir? Il multiplie les contacts à Bruxelles, à Paris, en vain. Une seule issue: les Etats-Unis ... 1982 - Le jeune Van Varenbergh se retrouve à Los Angeles, ne parlant pratiquement pas un mot d'anglais, sans références, ... Son nom étant trop difficile à prononcer, Jean-Claude opte pour Van Damme. Il s'entraîne énormément mais doit trouver du travail pour survivre: chauffeur de taxi, livreur de pizzas, cours de danse, etc... Depuis quatre ans, le jeune Belge s'efforce de rencontrer des producteurs et les grands acteurs: Stallone, Scharzenegger, Chuck Norris. Ce dernier lui permet de figurer dans " Missing in Action I ". D'autres petits rôles lui sont également offerts, notamment dans "No Retreat No Surrender ". Mais Jean-Claude sait qu'il est capable de beaucoup mieux. Il décide alors de risquer le tout pour le tout.



En 1986, Menahem Golan est un des producteurs les plus réputés d' Hollywood. Jean-Claude décide de forcer sa porte à sa manière: à la sortie d'un restaurant, il s'approche de Golan et exécute un fulgurant "mawashi" à quelques centimètres de son visage. Impressionné, le producteur l'invite à son bureau le lendemain. Jean-Claude devra patienter six heures avant d'être reçu et convaincre Golan de l'engager. Mais il sort ébloui: on lui a confié le script d'un film ! Le titre: Bloodsport. Le budget consacré à Bloodsport est malheureusement limité et quelques mois plus tard, Golan, déçu, veut le distribuer directement en vidéo. Mais Jean-Claude n'abandonne pas: il refait lui-même le montage du film et persuade son producteur de sortir le film en salles, sans la moindre publicité!



Bloodsport remporte immédiatement un succès énorme dans le monde entier. Van Damme impose un style de combat impressionnant, combinant shotokan, taek-won-do et kickboxing. Jean-Claude est comblé: il est enfin devenu un acteur à part entière et de plus Gladys, sa seconde épouse, lui donne un fils: Kristopher! Les films s'enchaînent rapidement pour celui qu'on appelle désormais " The Muscles from Brussels ". Black Eagle, film de série B dans lequel il tient un second rôle, sort en 1988, peu avant Bloodsport. L'année suivante, Cyborg, une aventure de science fiction et surtout Kickboxer, un film d'action spectaculaire, le voient participer de plus en plus aux scénarios et à la mise au point des chorégraphies de combats.Avec Full Contact et Death Warrant (1990), Jean-Claude confirme son charisme en tant qu'acteur, ses qualités physiques extraordinaires et ses dons de scénariste. Double Impact (1991) est un film spectaculaire et un défi personnel pour la nouvelle star qui assume les rôles de deux frères jumeaux. Après l'impressionnant Universal Soldier (1992), Jean-Claude tourne en 1993 deux très beaux films, Nowhere to Run et Hard Target qui démontrent ses talents d'acteur dramatique. Un an plus tard, il enchaîne Timecop, Streetfighter et Sudden Death!



Agé de 35 ans, l'acteur belge décide de réaliser ce dont il rêvait depuis longtemps : un grand film d'arts martiaux regroupant les meilleurs spécialistes de karaté, kung-fu, sumo etc. Et il fait appel à son professeur, Claude Goetz, pour le préparer physiquement et mentalement, et régler les scènes de combats .... L'élève et le maître sont en fait toujours restés en contact durant ces vingt-trois ans, unis par des liens d'amitié très profonds. Perfectionniste, tenace, Jean-Claude impose un rythme d'enfer à toute son équipe et démontre une capacité de travail hors du commun: 12 heures de tournage ou plus par jour, entraînement personnel en prime! The Quest marquera une étape importante dans le parcours du célèbre karatéka belge ... En 1996, Van Damme s'installe à Monaco et il crée sa propre compagnie. Ses derniers films, Maximum Risk, Double Team (97) Légionnaire et Knock Off produits en 98 lui valent un gros succès auprès du public. Il change pourtant de registre, comme dans le très bon Légionnaire, et il s'implique toujours autant dans la réalisation. Inferno, Universal Soldier II, Réplicant, In hell, L'empreinte de la mort ne démentent à sa réputation d'acteur complet. A force de volonté, le jeune Belge est devenu une star internationale. Se maintenir au top constitue cependant un défi permanent. L'homme a mûri bien sûr, il est plus expérimenté et capable de gérer seul sa vie. Mais la pression est là, physique, nerveuse et souvent douloureuse. Ne pas décevoir le public et être toujours le meilleur, mais préserver néanmoins sa vie privée, malgré de nombreux voyages pour sa carrière et ses nombreuses résidences (Hong-Kong, Toronto, Los Angeles...) n'est pas facile.



Jean-Claude Van Damme qui a aujourd'hui 46 ans, est toujours au top de sa forme, enchaine les tournages à plus de 10 millions de dollars, comme Ultime Menace, Until Death, The Shepherd... Il est l'exemple vivant qu'on peut réussir avec force et volonté, rigueur et courage. Parti de rien, il est devenu acteur, réalisateur, producteur, et scénariste. Un exemple de réussite.

# Posted on Saturday, 25 August 2007 at 7:12 PM

Edited on Wednesday, 19 December 2007 at 2:58 PM

Attention

Je te conseille de mettre ça sur ton blog car en ce moment Skyblog et Skyrock sont en maintenance et ils vireront tout ceux qui n'ont pas ça:
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Toute l'équipe de Skyblog

# Posted on Wednesday, 29 August 2007 at 3:10 PM

Booster de blog !

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# Posted on Thursday, 30 August 2007 at 4:12 PM

Le courage en marche

Le courage en marche
Le courage en marche
Simon Robinson était champion de bodybuilding quand un accident de voiture lui a coûté la jambe droite. Heureusement, son c½ur représentait son groupe musculaire le plus performant.

1) Une flaque d'huile sur une route sinueuse quelque part en Angleterre le 25 mars 1998: en un clin d'½il, la BMW de Simon Robinson dévie de sa route.
La voiture a changé de direction, un camion de lait approchait. Résultat, un choc frontal. Simon n'a aucun souvenir de la collision. Il peut rendre grâce à cette amnésie: il ne se souvient pas de sa rate éclatée, de ses vertèbres brisées, de ses épaules déboîtées, de ses deux jambes en miettes, de sa mâchoire, de son nez et de sa pommette fracturés, cette dernière en trois endroits différents. Il ne se rappelle pas avoir été coincé dans son véhicule et ramené à la vie. C'est Kerry Kayes, la personne chez qui il se rendait le jour de l'accident, qui se charge du récit au petit déjeuner, six ans plus tard. Simon est tout ouie. Cette flaque d'huile a changé définitivement le cours de sa vie.
En bouleversant l'avenir de cet homme de 31 ans à ce moment précis, le destin n'aurait pu se montrer plus cruel. Simon a fait partie des espoirs du football et aurait presque pu passer professionnel. Puis, à un combat près, il a failli représenter l'Angleterre en taekwondo aux J.O. de Séoul. Enfin, après 10 ans d'une ascension difficile, il avait atteint le sommet en bodybuilding, avec une victoire au championnat britannique de la World Amateur Bodybuilding Association (WABA) grâce à un physique hyper travaillé de 109 kg.
C'est le corps de cet athlète qui gît à présent en miettes dans l'unité de soins intensifs de l'hôpital Royal Oldham. Comment soigner de telles blessures? Par où commencer? Une fois le grave traumatisme crânien réglé, les urgentistes ont saturé son sang de médicaments puissants afin de plonger le patient dans le coma. Ce n'est qu'à ce moment-là que les chirurgiens ont pu entreprendre la difficile tâche de reconstituer son squelette. Les blessures les plus invalidantes se trouvaient sur la jambe gauche de Simon, une bouillie sans nom en dessous du genou: tous les muscles du mollet étaient arrachés. Des plaies béantes et les infections qui en résultaient avaient rendu la jambe gangréneuse. On lui a administré des doses massives d'antibiotiques, mais l'infection n'a pas stoppé son ascension. Le 2 avril, n'ayant plus le choix, les chirurgiens ont commencé par amputer la jambe en dessous du genou, ce qui aurait permis à Simon de marcher plus facilement par la suite. L'infection ayant quand même continué de grimper, il leur a finalement fallu sectionner la jambe plus haut que le genou afin de sauver la vie de Simon. Moins de 12 heures après la seconde opération, sa température a enfin commencé à baisser.
En des jours plus heureux, Simon était l'un des neuf enfants d'une famille de Mansfield, au c½ur de la région britannique des aciéries. Ses jambes semblaient alors faites pour le porter loin de ce sinistre environnement. Il apprenait vite et excellait au rugby, au javelot, au cricket, en fait dans presque tous les sports qu'il pratiquait. Néanmoins, ce fut sur le gazon vert du terrain de football qu'il a trouvé sa porte de sortie. Simon était tellement doué qu'il a atteint un niveau national avant d'essayer d'intégrer des équipes professionnelles; cependant, à cause de sa vue, il n'a pu réussir. Il ne pouvait pas porter de lunettes en jouant, et ni son père, mineur, ni sa mère, ouvrière d'usine, ne pouvaient s'offrir le luxe de lui acheter des lentilles de contact, ils avaient trop de bouches à nourrir à la maison.

2) APRÈS L'ACCIDENT, la compagne de Simon, Louise Parkin, et la famille élargie montaient la garde devant la porte de l'unité de soins intensifs. Avec eux se trouvait Kayes, un pilier de la scène du bodybuilding britannique, associé de Dorian Yates dans le commerce des suppléments. Avant l'accident, il était le mentor de Simon. Ce terme est plus qu'insuffisant pour décrire ce qui les unit à présent.
Au bout de près de deux semaines et après d'innombrables opérations, il était temps de faire sortir Simon du coma. Il arrive que des patients dans cette situation deviennent violents contre leur volonté: le personnel de l'hôpital a donc demandé à Kayes de veiller à ses côtés. Ne sachant à quoi s'attendre, il avait emmené avec lui un autre bodybuilder. Il a fallu à Simon presque une journée entière pour sortir du coma, avec des hauts et des bas. Il devait démêler les rêves de la réalité. Il a enfin réussi à fixer le visage de Kayes. Simon a essayé de parler, mais sa mâchoire était encore pleine de fils.
“J'ai dû expliquer à Simon qu'il avait eu un accident de voiture,” se souvient Kayes. “Il ne pouvait pas parler et bougeait à peine, mais il a commencé à être très agité. J'ai tout de suite compris qu'il se croyait défiguré. J'ai donc dit immédiatement à l'une des infirmières, 'Donnez-moi un miroir, vite!' Je l'ai placé devant le visage de Simon. Son corps était recouvert d'un drap blanc et il alors tiré sur l'une de ses jambes qui était sous traction. J'ai expliqué, 'Simon, tu as la jambe cassée.' Puis il a tiré sur son autre jambe et un moignon est apparu sous le drap. Son visage est devenu exactement “comme ça,” raconte Kayes en ouvrant grand les yeux afin d'imiter une expression horrifiée. “Je l'ai pris dans mes bras et lui ai dit, 'Simon, il a fallu te couper la jambe.' Qu'est ce que je pouvais dire d'autre?”
Au nombre des expériences irréelles vécues par Simon au sortir du coma se trouve le phénomène connu sous le nom de douleur fantôme. Il n'avait plus de pied gauche, mais il le sentait toujours. Par ailleurs, il commençait à payer le prix de tous les remèdes qu'on lui administrait. Le 16 avril, il a commencé à vomir du sang. Il avalait quantité d'antalgiques et d'innombrables médicaments contre la fièvre: tous ces produits chimiques qui transitaient par son estomac ont fini par perforer la muqueuse, causant cette intense hémorragie interne. Il a fallu l'opérer de nouveau pour lui enlever un petit morceau d'estomac.
Fracturées en 10 endroits différents, la jambe gauche de Simon était tellement endommagée que dans presque tous les cas de figure, elle aurait dû aussi être amputée. La réussite n'était absolument pas certaine, mais les médecins ont fait le choix de mener ce qui allait être une longue et difficile bataille pour la sauver. Simon avait déjà perdu une partie d'une jambe et s'il devait également être amputé d'une portion de la seconde, cela le laisserait grandement diminué pour le reste de ses jours. Les chirurgiens ont aussi remarqué sa superbe condition physique de champion de bodybuilding. Si quiconque possédait la capacité de sauver son autre jambe, c'était bel et bien Simon lui-même.
Ils avaient raison de penser qu'il ne jetterait jamais l'éponge. Lorsque le rêve de Simon de devenir joueur de foot professionnel a été brisé, ne l'a t-il pas remplacé avec une passion égale par un art martial avec coups de pieds, le taekwondo? À la fin des années 80, il était sans conteste le meilleur poids moyen britannique. Il cherchait à obtenir une place dans l'équipe olympique: le taekwondo allait être présent à titre de sport de démonstration aux J.O. de Séoul en 1988. Après de nombreuses controverses, il a manqué de faire partie de l'équipe à une place près.

3) UN VIEUX PROVERBE CHINOIS DIT qu'un voyageur en partance pour mille kilomètres commence par faire un pas, mais après son accident, Simon n'aurait même pas été capable de ramper. “J'ai demandé aux infirmières de placer un de ces arceaux au-dessus du lit car je voulais essayer de l'atteindre, mais je n'y arrivais pas,” raconte Simon. “Je n'en avais pas la force; l'infirmière devait placer mon bras dessus. C'était incroyablement fatigant. Cela prouve à quel point j'étais faible.”
Se lever était un immense défi. Autrefois si simple, ce mouvement était devenu plus difficile que le plus physique de ses entraînements de bodybuilder. Quand il a recouvré assez de force pour sortir de son lit, il a dû réapprendre à marcher. Au cours de cette première année, les progrès se mesurent en termes de déambulateur, béquilles et chaise roulante. Il a aussi testé différentes sortes de prothèses. Les “emmanchures” devaient être ajustés au fur et à mesure que l'enflure autour du moignon de sa jambe gauche se résorbait. Pour sortir d'un tel abîme, la progression était extrêmement lente, mais Simon avançait pas à pas.
Un facteur au moins a rendu ce retour possible: il avait déjà fait l'expérience de la bataille quotidienne que représente l'entraînement d'un bodybuilder. Simon a vraiment commencé sérieusement la musculation quand il s'est mis à rechercher la puissance pour le taekwondo. Cette discipline l'a tellement emballé qu'après avoir été évincé des Jeux olympiques, il s'est décidé à entamer une carrière de bodybuilder. Sa grande rapidité ne représentait plus un atout, mais il avait par nature les qualités d'un athlète, ce qui lui a rendu un grand service. Six mois plus tard, en 1990, il a remporté un concours local, puis une compétition régionale, le championnat des North Midlands organisé par l'English Federation of Bodybuilders (EFBB), dont la promotion est assurée par Peter McGough, actuellement rédacteur en chef de l'édition américaine de Flex. Écoutons McGough : “Il avait un physique intéressant à l'époque, mais si j'en juge les photos que j'ai vues de lui avant son accident et les conditions en Grande Bretagne, je pense qu'il avait toutes les chances d'obtenir sa carte de professionnel au championnat britannique [EFBB].”
À la fin des années 90, après une longue et difficile ascension, Simon semblait sur le point de recevoir cette récompense et il a atteint au moins l'un des sommets du bodybuilding britannique avec le titre WABA 1998
.
4) ENFIN CHAMPION, Simon a pris sa voiture pour parcourir les 150 km environ jusqu'à Mansfield dans le but de rencontrer Kayes à Manchester. Les deux hommes ont passé du temps à la salle, puis se sont rendus à l'usine de suppléments Dorian Yates Approved, élaborant tous deux des plans pour l'avenir de Simon. Tard dans l'après-midi, celui-ci a repris sa voiture afin de rentrer chez lui. On suppose qu'un camion-citerne avait une fuite, laissant derrière lui une traînée d'huile de 40 km. Ce soir-là, il y a eu presque une douzaine d'accidents sur ce tronçon de la route. Celui de Simon a été sans conteste le pire. Après trois mois d'hospitalisation, Simon a fini par regagner son domicile. Kayes déclare que jusqu'à ce jour, il n'a jamais entendu son ami maudire son destin. Après son accident, sa première rencontre avec McGough remonte à 2000, à l'occasion du Grand Prix de Grande Bretagne. “Un banquet avait lieu après l'épreuve; je me rends au bar, et là, un gars se met à me parler: 'Comment tu vas, Pete? Ça fait un bout de temps qu'on ne s'est pas vus,' et là, tu vois, j'ai soudain compris que c'était Simon. J'étais au courant pour l'accident, mais jamais il ne m'a dit, 'Tu as appris ce qui m'est arrivé? J'en ai vraiment bavé.' Il faisait comme si de rien n'était et c'est ce qui caractérise sa personnalité. Il a perdu quelque chose et il assume, c'est tout.”
Moins d'un an après l'accident, Simon était de retour à la salle. Désormais, ses entraînements sont différents. La perte d'un membre a des conséquences sur tous les aspects de l'entraînement car l'équilibre est modifié. Quand on s'allonge sur un banc pour le développé couché, on commence par ancrer les pieds au sol, chose que Simon ne peut plus faire. Il a compensé en passant beaucoup de temps sur un banc, à monter et descendre une barre vide afin d'apprendre comment utiliser les abdos pour garder son corps immobile. En ce qui concerne le travail des jambes, les modifications sont plus évidentes. Ne pouvant plus pratiquer le squat, Simon compte exclusivement sur le leg extension, le leg curl et la presse oblique. Tous les mouvements doivent être effectués sans à-coups; sa prothèse ne doit pas recevoir de choc. Il doit limiter le cardio et est obligé de le pratiquer sur un vélo allongé. Comme sa jambe valide supporte pratiquement tout le poids du corps, Simon en souffre après les séances d'entraînement et les marches longues: il en sera toujours ainsi.
Cet accident a modifié son corps, mais il a laissé intact l'essentiel de sa personne. Il est toujours pour Louise un compagnon très présent. Pour leurs filles Teagan, 11 ans et sa petite s½ur, Tia, 2 ans, il est resté un père plein d'affection. Il continue de recevoir les enseignements de Kerry Kayes, l'ami et mentor extraordinaire à qui il avait rendu visite en ce jour fatal de 1998.
Son amour du bodybuilding reste également intact. C'est peut-être ce qui lui a sauvé la vie lors de l'accident. Aux moments les plus sombres de sa convalescence, cela lui a fourni un but alors qu'il aurait été facile de ne plus en avoir. Depuis son accident, il a fait de nombreuses apparitions en tant qu'invité, mais il n'a plus participé à des concours. Il était réputé pour sa symétrie et les critères de jugement ne prennent pas en compte un membre amputé. Il n'existe pas non plus de points de bonus pour ce qui est dissimulé sous la montagne de muscles. Cet homme s'évalue par la taille de son c½ur et cela, on ne le voit pas!

# Posted on Friday, 31 August 2007 at 3:31 AM